Mes Elixirs - Produits de beauté naturels

Mes créations de produits de beauté, fabriqués à partir d'ingrédients naturels et chroniques sans prétention sur la pharmacie verte.

29 juillet 2006

Après-shampooing lustrant

Voici une recette proposée par Loulou, une cybercopine du forum Plaisirs de Kimitsu, et tirée de Better Basics for the Home de Annie B. Bond.

Testée ce soir même, je puis vous dire qu'il s'agit en effet d'un masque capillaire particulièrement efficace pour enlever les traces de chlore (bien présent dans les miens après une si belle journée !) et revitaliser les cheveux. Je l'ai remanié un brin, surtout en ajoutant un vinaigre de cidre macéré aux plantes pour cheveux gras et j'y ai ajouté des huiles essentielles pour cheveux gras.

Après-shampooing lustrant

  • 30 g gel d'aloès
  • 2.5 mL (1/2 c. à thé) d'huile d'avocat ou de jojoba
  • 30 mL de vinaigre de cidre macéré au romarin, lavande et achillée millefeuille (vous pouvez utiliser le vinaigre de cidre nature !)
  • 30 g de lait en poudre (j'ai utilisé du lait de chèvre mais j'essaierais aussi du yaourt)
  • HE (pour cheveux gras) : sauge, romarin, lavande, citron et cyprès

Appliquez sur les cheveux en insistant sur les pointes. Laisser agir pendant 20 minutes. Rincer à l'eau chaude. Pour ma part, j'ai refait un léger shampooing pour enlever l'huile mais je tenterai éventuellement d'y résister pour voir le résultat.

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Je vous demande de respecter tous les efforts que je mets à écrire ces textes. À moins qu'il ne soit autrement indiqué, les recettes sont de ma création et les photos sont également de moi. Ainsi, si vous désirez utiliser l’information contenue ici ou y référer, veuillez mettre un lien direct à ce site ou encore assurez-vous d’indiquer très clairement la source.

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Chronique d'un belle ratée

Alors là !  3d_triste_pleure

Les aléats de la fabrication de savon n'est pas sans anicroche... Ma recette d'hier s'est résultée en une immonde ratée qui a pris le chemin de la poubelle. J'en profite ainsi pour faire le point sur quelques indices qui peuvent laisser croire que votre savon est un peu problématique, moyennement ou carrément à jeter !

Pour mon introspection, voici ce qui a raté dans mon cas :

  • J'ai voulu tester une températures beaucoup plus haute pour le mélange des huiles et du NaOH. Cela a créé la séparation des ingrédients. Du coup, je me suis retrouvée avec une couche d'huile sur le dessus. Bref dorénavant, je respecterai le 100 degré F pour les deux phases.
  • J'ai ajouté la purée à la trace, par contre la quantité était trop grande : une quantité trop grande de liquide ajoutée à la fin du processus crée aussi une séparation des ingrédients. Bref dorénavant, la purée sera ajoutée dans le mélange de la soude ou en plus petite quantité.
  • C'était un test et j'en avais entendu parler : l'utilisation de colorant alimentaire dans les savons ne donne vraiment pas de bons résultats avec la méthode à froid. À éviter.

Résultat : le tout s'est allégrement séparé et s'est retrouvé à la poubelle. Pas de chance à prendre !

Tiré de Susan M. Cavitch, The natural soap book, voici un résumé des problèmes rencontrés et des solutions possibles. J'en ajouterai quelques unes à la fois, le temps me manquant présentement pour faire une liste exhaustive.

La trace n'apparaît pas

  • Raisons possibles : pas assez de NaOH ; trop d'eau ; températures incorrectes ; brassage trop lent.
  • Quoi faire : Vérifier à nouveau les quantités utilisées. Si tout est ok et que le brassage est suffisamment rapide, continuez. Au bout de quelques heures (!) si le mélange se sépare, abandonnez. Si la trace apparaît légèrement, versez et laisser saponifier pendant 24 h. Mais attendez vous au pire... Bien vérifier ensuite la texture du savon.

Texture irrégulière, avec des petites granules

  • Raisons possibles : Huiles et soude mélangées à une trop haute température ; brassage irrégulier ou trop lent.
  • Quoi faire : Mouler les savons et laisser reposer pendant les premières 24 heures. Si la texture apparaît dans les savons, ne pas les utiliser.

Le mélange commence à saisir rapidement avant d'être moulé

  • Raisons possibles : la température utilisée était trop basse ou trop haute pour le mélange huile + soude ; les huiles réagissent aux fragrances synthétiques ou à certaines huiles essentielles comme le cassis et le girofle ; grande proportion d'huile d'olive ou de lard dans la recette.
  • Quoi faire : Verser le plus rapidement possible le mélange dans le moule, en faisant de son mieux pour bien aplatir le mélange. Faites la cure comme à l'habitude.

Savons mous

  • Raisons possibles : pas assez de NaOH
  • Quoi faire : vous pouvez essayer de laisser les savons saponifier pendant une plus longue période, mais il est probable que les savons ne deviennent jamais assez durs pour être utilisés en barre. Faites-en du savon en gel !
  • Note : l'utilisation d'une grande quantité d'huile de tournesol peut rendre les savons plus mous. AJouter au mélange de la cire d'abeille ou limiter son usage à 15 % de la quantité d'huile de votre mélange.

Savon cassant, qui s'effrite en mille miettes lors de la coupe

  • Raisons possibles : trop de NaOH
  • Quoi faire : n'utilisez pas ces savons, ils sont caustiques. Utilisez les en savon à lessive !

Un truc pour savon si le savon est caustique (trop de NaOH) : gouttez le savon du bout de la langue. Si le goût est acide (comme lorsque l'on met sa langue sur la borne d'une batterie carrée), le savon est caustique et ne devrait pas être utilisé sur la peau.

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28 juillet 2006

Savon au bleuet & chèvre au karité

Et hop, une autre fournée de savons en préparation de mon exposition de la mi-août. Cette fois-ci, j'ai intégré des bleuets et du lait de chèvre dans une base de savon à forte proportion de beurre de karité et d'huile de ricin.

Lors de ma dernière fournée (le savon Cléopâtre au lait de chèvre et aux oeufs), j'avais fait le savon le vendredi et je partais pour le weekend. Seulement, j'ai oublié de démouler le savon, aussi il est resté dans son moule, dans la glacière, pendant 3 jours. Combinée à un changement de soude, tout cela a donné un savon à la texture exceptionnelle, lisse, compact, sec déjà en le démoulant et bien ferme. La cire d'abeille y a certainement fait pour quelque chose aussi, j'ai aussi mélangé les huiles et la soude à des températures différentes.

Cette fois-ci, j'ai testé le mélange à une température plus haute, soit à 55 degrés C plutôt qu'à 28 degrés (erreur ! Voir ici pour les détails). Le savon a mis quelques minutes à peine à montrer la trace, j'espère que ce n'est pas une "fausse trace" !

Savon au bleuet & chèvre au karité

  • huile de ricin
  • huile de germe de blé
  • huile de jojoba
  • beurre de karité
  • huile de coco
  • huile de palmiste (palm kernel)
  • huile d'olive
  • NaOH
  • lait de chèvre congelé en cubes + eau + purée de bleuets

À la trace :

  • gomme de benjoin (pour la conservation)
  • argile bleue
  • fragrance de bleuet

La recette de base est inspirée de Cavitch (Soap Maker's Companion), soit son savon Dirt buster.

Alors pour l'instant, il est bien au chaud dans la glacière, je vous en redonne des nouvelles !

Bon week end !

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21 juillet 2006

Pour les points noirs

Un petit mot rapide pour vous transmettre une bonne nouvelle, surtout à celles qui comme moi, ont tendance à avoir des pores dilatées et donc qui développenet souvent des points noirs. Je suis allée chez mon esthéticienne la semaine dernière pour un facial et elle m'a bien expliqué le problème et comment traiter en conséquence la peau.

La formation des points noirs est tout d'abord créée par l'oxydation du sébum produit par les glandes cébacées de la peau. Les points noirs ou comédons apparaissent le plus souvent dans la zone T du visage (menton, nez, front), là où les glandes sébacées sont les plus nombreuses. Lorsque le conduit de ces glandes s'entoure de sébum, les pores de la peau se bouchent, entraînant l'apparition de comédons. La couleur noirâtre qui vaut leur nom est due à l'oxydation du sébum au contact de l'air.

La stratégie est donc d'éviter la surproduction de sébum dans un premier temps (facile à dire pour celles qui ont la peau grasse !) mais surtout de ne pas laisser l'oxydation du sébum se faire trop longtemps. Il suffit donc de bien nettoyer le visage matin et soir avec un produit approprié à notre type de peau ; utiliser un désincrustant (crème onctueuse, sans granules) deux à trois fois par semaine pour nettoyer les pores de peau en profondeur; et surtout utiliser un exfoliant de une à deux fois par semaine pour bien déloger les cellules mortes à la surface de la peau.

Ouais bon je sais, je vous apprend sûrement pas là quelque chose de nouveau. Ce que j'aimerais explorer en fait, c'est la propriété qu'on certaines huiles à produire des comédons sur la peau. Serait-ce donc lié à leur oxydation rapide ? Ainsi, pourrait-on conclure que les huiles qui s'oxydent le plus rapidement sont les plus susceptibles de créer des points noirs et boucher les pores de la peau ? À explorer...

Je vous laisse sur ce en vous promettant quelque chose de plus élaboré prochainement, puisque je dois préparer notre weekend en camping... Bonne fin de semaine à tous !

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20 juillet 2006

Bannière pour les liens amis et références

MiniBanniere_LienBlog

Posté par Elixirs à 08:28 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 juillet 2006

Masque corporel à la boue de la Mer Morte

À chaque commande faite chez mon fournisseur préféré, j'en profite pour commander un item différent et inédit, que je n'utilise généralement pas dans mes produits. Sans savoir sur le coup ce que j'en ferai, ça me pousse quand même à faire des recherches, des essais et parfois évidemment de belles découvertes !

Lors de ma dernière commande chez New Aromatics Direction, j'ai donc reçu de la boue de la Mer Morte, réputée pour ses nombreux bienfaits. Les sédiments forment une boue noire revitalisante qui est utilisée pour les cures et les soins de la peau.

  • Elles ont montré leur efficacité dans le traitement et la prévention de nombreuses affections telles que le psoriasis, l’acné et les rhumatismes.
  • Les boues de la Mer Morte sont particulièrement recommandées pour les soins du visage et du cou. En gommage, elles assurent une désincrustation profonde, donnant une amélioration visible immédiate. En masque, elles équilibrent et affinent le grain de la peau.
  • Pour le corps, les boues de la Mer Morte améliorent l'aspect de la peau, la tonifient, favorisent le retour à un toucher lisse et doux.
  • Elles permettent de soulager les problèmes de rhumatismes.
  • Pour la chevelure, utilisées en masque capillaire, elles purifient, dégraissent, rééquilibrent le cuir chevelu.
  • Amincissante par stimulation du métabolisme, entraînant une sudation intense.
  • Reminéralisante par apports de sels minéraux et d’oligo-éléments
  • Décontractante et anti-stress par sa richesse en magnésium.

Quelques textes sur le net font également référence à son utilisation pour l'eczéma, perso je verrais à ce que la peau ne soit pas irritée avant son utilisation car la boue étant très salée, la douleur pourrait être atroce... On dit que sa grande concentration en sels et minéraux nourrit la peau, même celle la plus sèche. Elle détoxyfie et nettoie en profondeur.

Son utilisation est variée : on peut l'intégrer à des savons (tiens-tiens, un projet intéressant ça), dans des masques et exfoliants pour le visage et pour le corps, etc. Je l'ai vu intégrée à des crèmes exfoliantes en petite quantité également. Dans la mesure où elle est intégrée à des produits que l'on rince, je crois qu'elle peut être utilisée dans beaucoup de produits détoxyfiants.

Son odeur est assez forte et pas très agréable. On peut donc y ajouter des huiles essentielles, de l'aloès, et des algues pour ajouter à ses propriétés et à la fois atténuer quelque peu son odeur.

Une petite recette pour terminer, inspirée de Heartly bodies and Heavenly Hair de Dina Falconi :

Masque corporel à la boue de la Mer Morte

  • 1/2 tasse de boue de la Mer Morte (la mienne n'est pas en poudre mais déjà en boue)
  • 1/4 tasse de poudre d'algue
  • 1/2 tasse de gel d'aloes
  • HE : synergie préférée, idéalement une synergie favorisant la désyntoxification, pour ajouter à l'effet de la boue

Mélanger tous les ingrédients jusqu'à homogéinité. Appliquez sur le corps entier et sur le visage en une couche mince. Laisser sécher 15 à 20 minutes puis rincer.

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10 juillet 2006

Soins spa pour les cheveux

Voilà une autre catégorie de soins chouchoux, cette fois-ci pour les cheveux.

J'ai préparé quelques macérations au vinaigre de cidre qui prendront par contre au moins 2 semaines avant d'être prêtes à être utilisées. Ces vinaigres seront utilisés comme eau de rinçage après le shampooing. Le vinaigre de cidre redonne l'éclat lustré à vos cheveux, surtout si vous utilisez un shampooing artisanal : il enlèvera la pellicule de résidus de savon et adoucira vos cheveux. Il est idéal pour les cheveux gras ou pour traiter les pellicules et les infections fongiques, les démangeaisons du cuir chevelu et les conditions alkalines.

Le bonus est que vous pouvez également utiliser ces vinaigres comme astringant pour le visage ou encore pour confectionner de délicieuses vinaigrettes !

Vinaigre de rinçage pour cheveux secs

Dans un bocal en verre, mettez des pétales de roses séchées, des fleurs de camomille séchées et des racines de guimauve. Verser du vinaigre de cidre bio pour bien couvrir les plantes. Fermez hermétiquement et laissez macérer pendant 2 semaines dans un endroit sec et sombre. Filtrez et versez dans un flacon propre. Étiquetez et utilisez !

Il suffit de mettre 1 c. à table de ce vinaigre dans 25 cl d'eau que vous verserez sur les cheveux en rinçage final, après votre shampooing. L'odeur de vinaigre s'estompera.

Recette tirée de 1001 remèdes naturels de Laurel Vukovic.

Vinaigre pour cheveux gras

Procédez de la même manière que précédemment, en utilisant cette fois-ci de l'achillée millefeuille, de la lavande et du romarin séchés.

Recette adaptée de 1001 remèdes naturels de Laurel Vukovic.

Pommade pour les cheveux au romarin

romarin2Cette pommade peut être appliquée sur les pointes pour un effet lustré et pour bien nourrir, ou encore en traitement chaud. Faites macérer des feuilles de romarin dans de l'huile de coco pendant 10 jours. Il s'agit de déposer le contenant hermétiquement fermé sur une surface chaude pendant tout ce temps pour une macération accélérée et plus efficace (donc l'huile de coco ne devrait pas se solidifier).  Une fois la macération complétée, filtrez puis versez dans un contenant à large rebord fermant hermétiquement.

Pour un traitement à chaud, prenez une petite quantité de la pommade (1/2 à 1 cé à thé) et répartir sur la chevelure, incluant le cuir chevelu en massages circulaires. Mettre un bonnet de douche en y insérant les cheveux, puis enroulez le tout d'une serviette chaude pendant 1 heure ou en chauffant avec le séchoir au travers du bonnet pendant 15 minutes ou encore mieux, garder toute la nuit. Puis rincez le tout avec un shampooing doux et un rinçage au vinaigre de cidre !

Il est important évidemment de ne pas trop en mettre pour éviter d'avoir une chevelure maculée d'huile qui serait difficile à enlever par un simple shampooing : le but est de ne pas annuler l'effet en appliquant ensuite de nombreux shampooings pour celles qui détestent avoir un effet gras !

Recette tirée de Earthly bodies and heavenly hair de Dina Falconi

Petits trucs d'aromathérapie pratique :

Versez quelques gouttes de votre huile essentielle favorite sur votre brosse à cheveux pour parfumer vos cheveux et vous remonter le moral. Essayez différents parfums : par exemple, la lavande atténue la tension, le romarin aiguise la focalisation mentale et le bois de santal favorise la détente.

La lavande, le bois de santal et la sauge sclarée font une lotion richement parfumée qui lisse les cheveux rebelles. 25 gouttes d'HE de lavande, 25 de bois de santal et 5 gouttes de sauge sclarée : mélangez et secouez bien et passez-en quelques gouttes dans vos cheveux.

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05 juillet 2006

Savon Cléopâtre au lait de chèvre et aux oeufs

La fabrique de savons est recommencée, que voulez-vous, je dois me préparer pour une exposition devant avoir lieu vers la fin août. J'essaie donc d'en produire le plus possible d'ici là, sans toutefois savoir si mes savons aux huiles de luxes plairont réellement... Quelle angoisse ! En effet, j'ai pris la décision de ne pas miser sur les odeurs trop fortes mais plutôt sur la qualité des ingrédients et la texture / effet final du produit. Comme je dis souvent, un savon (à mon sens), n'est pas seulement une odeur ! De plus, pour que cette odeur reste durablement sur la peau, on doit en mettre pas mal... et comme mon nez ne supporte plus les parfums de synthèse utilisés à outrance, je mise sur autre chose.

p70331011Bon alors j'ai confectionné un savon des plus intéressants, qui intègre des produits classiques (comme le lait de chèvre) mais aussi des jaunes d'oeufs. Quel résultat stupéfiant ! La texture est douce, lisse, le savon est ultra émollient et hydratant. Il a bien retenu aussi son odeur, cette fois-ci j'ai utilisé des huiles essentielles.

  • J'ai utilisé le lait de chèvre pour environ 40% de la portion liquide. Afin d'éviter qu'il ne brunisse au contact de la soude (la chaleur générée le fait littéralement "cuire"), j'ai préalablement congelé le lait en cubes. J'ai ainsi mélangé la soude avec l'eau, puis j'ai ajouté les glaçons de lait. C'est la technique que j'utilise avec le lait de toute sorte et je suis très satisfaite du résultat. Le mélange prend une couleur légèrement crémeuse que je trouve tout à fait appropriée !
  • Les jaunes d'oeufs sont ajoutés à la trace. Ils sont à la température de la pièce et préalablement mélangés. L'utilisation d'oeufs nécessite absolument l'utilisation d'un fouet électrique pour le brassage, afin d'éviter la cuisson de l'oeuf et la formation de "mottons" disgracieux ! ;-)
  • L'apparition de la trace est rapide, mais il faut s'assurer qu'elle est bien là : l'oeuf pourrait donner l'impression que la trace est là mais sans que la réaction de saponification ne se soit entièrement produite.
  • J'ai utilisé le procédé à froid, que je préfère définitivement au procédé à chaud.
  • Cette fois-ci j'ai couvert le dessus du savon moulé d'une pellicule plastique : aucune trace de poudre blanche ! Génial !
  • Puisque ce savon contient plusieurs huiles insaturées et des composantes qui ont tendance à empêcher le durcissement du savon, il est crucial d'inclure de la cire d'abeille pour avoir un savon plus dur.

Savon Cléopâtre au lait de chèvre et aux oeufs

  • 339 g d'huile d'olive
  • 86.1 g d'huile de son de rix
  • 174.5 g d'huile de chanvre
  • 454 g d'huile de coco
  • 88.6 g huile de soya
  • 370 g huile de palmiste (palm kernel)
  • 27.2 g de cire d'abeille
  • 80.6 g de beurre de karité
  • 181.4 g de lait de chèvre + 363 g d'eau
  • 226.6 g de NaOH (surgraissé donc à 8%)
  • À la trace : 3 jaunes d'oeufs et 30 mL d'HE de patchouli et orange douce

Cela donne 5 livres de savons, soit environ 18 savons de plus ou moins 100g. Pour ceux et celles dont l'odeur du patchouli rebute, sachez qu'en synergie avec l'orange douce, l'odeur est complètement transformée et celle du patchouli n'est plus dominante. Un mariage parfait à mon avis pour une douce odeur exotique.

p70531021

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04 juillet 2006

Herbe à puce : petite calamité des forêts et champs du Québec

*** J'ai classé ce sujet dans les plantes médicinales, or sachez qu'il n'en est rien ! Simplement, ses effets peuvent être soulagés par quelques plantes et autres trucs dont je vous ferai ici l'exposé.

Hommage à la calamité

Ça y est, je m'avoue vaincue ! L'herbe à puce, qui jonche inopinément nos parterres forestiers, est d'une telle plaie que (rarement vous m'entendrez dire une telle chose) j'aimerais la voir disparaître à jamais !

C'est que voyez vous, je "l'ai attrapé" cette maudite. Lors d'un séjour dans nos valeureux parcs provinciaux, notre site de camping était complètement entouré de cette petite vicieuse. Quelques pas pour aller cueillir les premières framboises de la saison et voilà que sans m'en rendre compte, je l'ai effleuré et elle m'a contaminée. Mon fils aussi d'ailleurs.

C'est que voyez-vous, ses effets ne se font sentir pour certain(e)s (comme moi d'ailleurs) que quelques jours plus tard. J'ai cru à tort que j'étais immunisé, ne sentent aucune démangeaison lors de ma découverte. Mais c'est qu'elle ne perd rien pour attendre !

herbe_a_pucesLe Rhadus radicans Linné var. rydbergii (synonyme : Toxicodendron rydbergii (Small))  appelé aussi Sumac grimpant, herbe à la puce ou bois de chien (Poison Ivy en anglais) est une plante bien connue au Québec. Il est cependant étonnant de constater à quel point peu de gens savent l'identifier avec certitude. Sa floraison est estivale et elle est présente dans à peu près tous les habitats.

L'herbe à la puce diffère de la majorité des plantes vénéneuses par ce fait qu'elle n'a pas besoin d'être consommée pour produire ses mauvais effets. Le contact suffit, et même beaucoup de gens déclarent qu'ils sont affectés par sa seule présence. Néanmoins, il est certain qu'il n'y a pas d'empoisonnement sans contact. Le poison est une huile non volatile a laquelle on a donné le nom de toxicodendrol. Cette huile ne peut se répandre dans l'air, mais elle se trouve dans toutes les parties de la plante, et une quantité minime, mise en contact avec la peau, produit une irritation douloureuse. De nombreux cas d'empoisonnement, qui paraissent n'admettre d'autre explication que la transmission par 1'air, ont pour cause le contact des chaussures ou des vêtements qui portent ensuite le toxicodendrol sur les parties du corps non directement touchées. II peut y avoir cependant transmission de personne à personne, par les écoulements des plaies. Toutes les personnes ne sont pas également susceptibles à l'herbe à la puce ; un bon nombre peuvent la manier impunément. Les oiseaux mangent ses fruits, et les feuilles sont souvent broutées par les bestiaux, sans résultat apparent (source).

Comment la reconnaître ?

C'est une petite plante au sol (mais qui peut également prendre la forme grimpante, dans ce cas c'est une espèce apparente, la variété radicans) terminée par 3 feuilles. Ces trois feuilles sont luisantes et légèrement dentelées (référez-vous à la photo pour l'apparence typique).

Comment se guérir en cas d'infection ?

Les lavages à l'eau n'enlèvent pas l'huile. II faut brosser vigoureusement les parties affectées avec de l'eau et du savon de castille (pour dissoudre le toxicodendrol). Le mode le plus efficace est de frotter énergiquement et à plusieurs reprises avec une solution alcoolique d'acétate de plomb. L'application doit être faite sans retard, car une fois les premiers symptômes apparus, il n'y a plus qu'à laisser la guérison s'opérer d'elle-même. Nous ne dirons rien ici des innombrables remèdes populaires qui paraissent aussi inefficaces les uns que les autres. Le plus raisonnable semble être l'usage du « soda à pâte » (bicarbonate de soude), agent saponificateur du toxicodendrol, que les flotteurs de bois de la Nouvelle-Angleterre portent avec eux pour s'en servir à l'occasion.

Quant à moi, j'ai fini par comprendre, j'ai pris une douche en me frottant énergiquement avec un savon exfoliant. Ensuite, je me suis concocté la lotion suivante :

  • 2/3 hydrolat de menthe poivrée
  • 1/3 vinaigre de cidre dans lequel ont macéré des feuilles de plantain (efficace apparemment dans ce cas), des fleurs de calendula, de camomille et de lavande
  • Quelques gouttes d'huile essentielle de lavande

Le tout mis dans un vaporisateur. Après lecture sur le sujet, j'ai ajouté à la lotion du bicarbonate de soude pour un effet accru.

(La suite est tirée de cet excellent site)

Les médecines populaires

Temporisent
Les médecines populaires gagnent du temps. Pour soulager les démangeaisons, elles suggèrent des bains et compresses d'une solution d'eau et de soda à pâte (bicarbonate de soude) agent saponificateur du toxicodendrol.

La calamine
La gentille lotion rose et ses cousines adoucissantes et rafraîchissantes, appliquées contre les irritations superficielles de la peau, inspirent confiance.

Impatiente du cap - Impatiente du cap - Chou sauvage - (Cape Touch-me-not).
Le suc abondant des tiges écrasées de l'impatiente du cap est supposé guérir les effets de l'herbe à la puce.

Plantain majeur- Plantago major - Plantain majeur - Grand Plantain - (Common Plantain).
On applique les feuilles du plantain majeur sur les inflammations. Dans la tradition québécoise, il existe d'innombrables autres remèdes pour prévenir et guérir l'herbe à puce. Apparemment, ils sont plus inefficaces les uns que les autres.


La médication sous ordonnance : la cortisone

les comprimés : étendent la guerre chimique à l'ensemble de l'organisme.
l'onguent : le corps gras active l'écoulement des lésions.

Comment s'en débarrasser ?

Pour combattre cette plante il faut la déraciner, car toute autre mesure demanderait à être répétée et continuée longtemps. On détruit les tiges en les arrosant avec un mélange d'une partie d'acide sulfurique commercial dans seize parties d'eau.

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03 juillet 2006

La saison de la récolte du millepertuis est commencée !

Alors, en fin de semaine dernière, long congé de la fête de la Reine ici au Canada, nous en avons profité pour aller se perdre un brin dans la nature, dans la belle région de l'Outaouais. Quelle ne fût pas ma surprise de constater que le millepertuis y était en fleurs !!! Comme ses vertus sont nombreuses et que surtout la concoction de la fameuse huile de millepertuis nécessite des fleurs fraîches, j'en ai fait quelques provisions. Je me suis dit que vous aimeriez peut-être entendre parler de cette fleur des champs bien commune mais bien utile dans la pharmacie verte...

millepertuisMillepertuis (Hypericum perforatum)

De la famille des  Hypéricacées, elle porte également les noms populaires suivants : chasse-diabole, herbe aux piqûres, herbe de la Saint-Jean, herbe à cent trous. Elle mesure entre 30 et 60 cm de hauteur. Sa fleur est jaune, a 5 pétales en forme d'étoiles. Elle colore allégrement les mains lors de la cueillette (voir photo plus bas).

Elle pousse en petits massifs et peut être relativement abondante dans les champs et en bordure de route. Ses feuilles sont parsemées de milliers de petits trous comme le montre la photo ici bas.

p7033073Les Québécois devraient connaître la symbolique du millepertuis commun : dédié à la Saint-Jean-Baptiste (qui avait lieu le 24 juin dernier) et associée depuis longtemps aux fêtes du solstice d'été et aux feux de la Saint-Jean. Récoltée en Europe la veille de la St-Jean, cette plante de lumière, couleur du soleil, possédait des vertus surnaturelles : brûlées dans les feux de la fête, elle chassait le diable et les maladies ; gardée chez soi, elle éloignait le tonnerre ; sous forme d'huile ou d'autres préparations, elle guérissais presque toutes les maladies. Sa propriété, un peu magique, de colorer en rouge l'huile ou l'acool, n'est sans doute pas étrangère aux superstitions. En 1897,  le millepertuis fut identifiée comme la première plante photosensibilisante.

p7033097Les glandes noires des feuilles et des fleurs sécrètent une substance noire et odorante, l'hypericine, un pigment rouge.

Usages internes

Le millepertuis est un léger sédatif et un anti-spasmodique. Il peut être utilisé pour traiter l'anxiété, la dépression, l'irritabilité et l'insomnie. Il peut également être utilisé en synergie avec d'autres plantes lors des symptômes de la ménopause pour régulariser les changements d'humeur et réduire les tensions.

Il est également légèrement diuritique et peut être utilisé lors d'une infection mineure du foie ou lorsqu'il est difficile d'uriner (irritation). Il est finalement anti-viral et peut être utilisé lors des débuts de signes d'une infection virale.

Vous pouvez fabriquer une teinture avec les fleurs fraîches ou séchées. La teinture sera consommée à raison de un compte-goutte trois fois par jour. La plante peut également être consommée à raison de 3 fois par jour : utiliser 1-2 c. à thé de fleurs fraîches que vous laisserez infuser 20 minutes dans un tasse d'eau.

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Cette plante s'utilise sur les plaies et brûlures à cause de son effet astringent, cicatrisant et antiseptique. Pour se faire, appliquer les fleurs fraîches en cataplasme (broyées et préparées en infusion épaisse ou en liniment).

La forme d'utilisation la plus connue de la plante est l'huile de millepertuis dont on se sert traditionnellement en application sur les plaies, les brûlures et les ulcères, ainsi qu'en friction pour soulager les douleurs rhumatismales, les varices, la sciatique et névralgies. Il est préférable de faire chauffer légèrement l'huile avant l'application.

Fabrication de l'huile de millepertuis

Elle est très facile à fabriquer. Il suffit de faire macérer les sommités fleuries dans une bonne huile d'olive pressée à froid et d'exposer la bouteille de verre tout l'été aux rayons du soleil (6 semaines).

  • Récolter les sommités fleuries : utilisez-les les plus fraîches possibles !
  • Remplissez une bouteille des fleurs tassées
  • Verser l'huile d'olive pressée à froid sur les fleurs pour les couvrir complètement
  • Fermer le tout et exposer aux rayons solaires pendant 2 à 6 semaines.

Vous assisterez alors à un lent processus que vous pourrez observer de jour en jour : le liquide prendra progressivement une couleur rougeâtre semblable à celle d'un bon vin rouge, jusqu'au jour où vous déciderez que l'huile est enfin prête ! Pour ajouter à son pouvoir anti-inflammatoire, vous pouvez également ajouter des fleurs de camomille au macérat. Vous pouvez également décider de faire le macérat avec de l'huile de tournesol ou d'amande douce.

Pour les plus impatientes, au bout de 7 jours de macération, vous pouvez également faire chauffer l'huile avec les fleurs à feu doux pendant 2 heures. Il semblerait cependant que cette méthode ne soit pas aussi efficace à extraire l'hypéricine qui serait ainsi moins concentrée. À vous de tester !

Lorsue l'huile est prête, transvidez celle-ci dans des petites bouteilles pour éviter sa manipulation et son altération suite à des débouchages répétés.

Une autre méthode traditionnelle  de préparation de cette huile consiste à faire macérer durant 5 jours, 500 g de fleurs dans un litre d'huile d'olive et un demi litre de vin blanc. Le mélange est ensuite chauffé au bain-marie jusqu'à évaporation complète du vin.

Dans les deux procédés, il convient de filtrer avant d'entreposer. On applique l'huile de millepertuis en compresses sur les blessures ou les brûlures et en friction sur les foulures et les contusions.

Notez que l'huile de millepertuis doit être concoctée à partir de fleurs fraîches : l'hypericine n'est plus présente dans les fleurs séchées et votre macérat huileux serait à toutes fins pratiques inefficace... Et là je vous parle par expérience... ;)

Contre-indications :

En aucun cas ne se servir de cette huile comme huile solaire, sous peine de graves brûlures. En usage interne, elle peut cause de la photosensibilisation aux personnes de teint clair si elles dépassent les doses suggérées.

On a signalé le cas d'un patient atteint de la maladie d'Alzheimer chez qui le millepertuis aurait provoqué un épisode psychotique. On a relevé deux autres cas semblables chez des schizophrènes en rémission. Par ailleurs, comme c'est le cas pour les antidépresseurs en général, le millepertuis pourrait provoquer des épisodes hypomaniaques chez les personnes atteintes de désordre bipolaire. Étant donné qu'on manque de données sur l'innocuité du millepertuis chez les femmes enceintes et celles qui allaitent, ainsi que chez les enfants en bas âge, on recommande généralement à ces personnes d'éviter d'en prendre. 

  • Antidépresseurs. Qu'ils soient de la famille des inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS), comme le Prozac®, de celle des inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO), comme la phénelzine, ou encore de celle des tricycliques, comme l'imipramine, les antidépresseurs de synthèse peuvent avoir des interactions dangereuses avec le millepertuis (augmentation du taux de sérotonine, par exemple). Le millepertuis peut aussi interagir avec le tramadol (antidouleur) et le sumatriptan (antimigraineux) de la même façon qu'avec les antidépresseurs.
  • Source : http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=millepertuis_ps

    Pour d'autres références sur le sujet :

    Passeport Santé : http://www.passeportsante.net/fr/solutions/herbiermedicinal/plante.aspx?doc=millepertuis_hm

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    Posté par Elixirs à 21:29 - Les herbes médicinales - Commentaires [23] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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